La cave du Dr Orlof

Notes en vrac

vendredi, janvier 06, 2017

Lectures de décembre



67- Méditerranée grise (1985) de Philipe Bordier (Henri Veyrier, 1985)


Deuxième et dernier roman du cinéaste Philipe Bordier, Méditerranée grise met en scène un jeune réalisateur français, Jean-Louis Turdule (à l’instar de Georges Le Gloupier, Turdule est un personnage imaginaire utilisé pour des canulars. Bordier aimait utiliser ce pseudonyme), qui cherche à faire le portrait d’une star du cinéma d’avant-garde américain : Ned Eath. Bordier s’est probablement inspiré de sa propre expérience pour rédiger ce livre. Le tableau qu’il dépeint du milieu du cinéma expérimental est passionnant même s’il doit me manquer quelques clés. Mais le roman est surtout une fascinante enquête autour d’un personnage mystérieux, né d’une mère morte et maintenu en vie par des moyens artificiels. Entre l’appel des gouffres et une certaine distanciation glaciale, l’œuvre séduit constamment.
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68- Le Monstre sans visage (1972) de Dominique Rocher (Fleuve Noir, Angoisse n°221, 1972)


Bon thriller dont je parlerai en d’autres lieux

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69- Hollywood : 50 ans de cinéma (1981) de Jeremy Pascall (Bordas, 1984) 


Un beau livre du début des années 80 qui entreprend de dresser un panorama de cinq décennies de cinéma hollywoodien, des années 30 à la fin des années 70. Qu’on ne s’attende pas à trouver ici des analyses poussées ou un regard critique sur les films : entre anecdotes et déroulé chronologique, l’ambition du livre est de vulgariser l’histoire du cinéma américain. Même si on trouve quelques éléments un peu naïfs (la vision de la « nouvelle vague » est très schématique et simpliste, par exemple) et des redites dues à la construction même de l’ouvrage puisque les carrières des cinéastes s’étendent généralement sur plus d’une décennie ; le résultat est très honorable et très supérieur à ce qui peut se faire aujourd’hui sur le même créneau (voir le nullissime L’Histoire du cinéma pour les nuls). Joliment illustré, l’ouvrage m’a aussi rappelé ceux que j’ai pu avoir plus jeune et qui m’ont ouvert les portes du septième art…
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70- Blood sex (1985) de Charles Nécrorian (Fleuve Noir, Gore n°5, 1985)


Depuis la parution de l’indispensable livre de David Didelot Gore, dissection d’une collection, j’avais très envie de découvrir quelques romans de cette saga sanglante. Je me suis lancé en attaquant par l’un des plus mythiques d’entre eux, le Blood sex de Charles Nécrorian (aussi connu sous le nom de Jean Mazarin, entre autres). Avouons-le d’emblée, le roman respecte parfaitement le cahier des charges imparti et, en nous narrant les aventures de deux redneck qui trucident un homme et séquestrent deux autostoppeuses, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère pour nous offrir les descriptions les plus abominables des méfaits commis par les culs-terreux. Mais il s’avère que ce récit est mis en abyme puisqu’il sort de l’imagination d’un écrivain ténébreux, Stephen Murderren, qui titille son imagination perverse en ayant, lui aussi, recourt à la violence la plus extrême…
De l’horreur éprouvante, donc, mais aussi de la pornographie la plus fruste dans un mélange détonnant qui conjugue la plus extrême complaisance et une certaine distanciation. D’un côté, Nécrorian s’amuse à décrire un univers crasseux où le lecteur parvient à sentir les effluves immondes d’une tannerie particulièrement miteuse, de l’autre, l’univers plus feutré d’une haute bourgeoisie incestueuse (l’écrivain a pour complice sa sœur) qui masque derrière une façade de respectabilité les pires turpitudes.
Il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter certaines descriptions particulièrement atroces. Mais par l’habileté de sa construction qui s’achève sur une pirouette maline, par l’humour très noir que l’on peut déceler çà et là, le récit finit par être assez prenant et son côté très malsain finit par devenir assez fascinant…
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Les Brumes de Sapa (2016) de Lolita Séchan (Delcourt, 2016)

 
C’est l’histoire d’une jeune femme qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui fuit un cocon familial trop étouffant pour s’envoler vers le Vietnam. Commence alors une bande-dessinée de toute beauté, entre le carnet de voyage et l’introspection. Lolita nous fait partager, dans un premier temps, son expérience du voyage, le sentiment de solitude qui s’abat sur elle, ses découvertes. Elle le fait avec humour (voir son côté hypocondriaque) et distance, sans la moindre complaisance. On est séduit également par la beauté du trait, à la fois réaliste et « impressionniste ». Le récit bascule lorsque l’héroïne rencontre une petite fille vietnamienne, Lo Thi Ghom, qui va devenir son amie. Construit ensuite sur d’incessants va-et-vient entre la France et le Vietnam (avec un passage par le Canada), la bande-dessinée révèle son cœur secret à travers cette amitié : à la fois un besoin d’aller voir ailleurs, de se confronter à l’altérité (qu’elle soit amicale ou amoureuse) et l’impossibilité de se sortir des rets d’un cocon familial et amical cadenassé. La beauté de l’œuvre, c’est qu’en dépit de son caractère très personnel (mais jamais narcissique), elle nous touche en interrogeant notre propre rapport à l’Autre : qu’attend-on d’une relation amicale ? Amoureuse ? Ne recherche-t-on que notre propre miroir ? Faire de l’autre notre semblable ? Ou est-on prêt à accepter son irréductible « étrangeté » ? Une très belle réussite.

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vendredi, décembre 02, 2016

Lectures de novembre



58- J.O Séoul : L’or et la mort (1988) de Frank Dopkine (Média 1000, 1988)


Un thriller géopolitique signé par l’un des piliers des collections Bébé noir/ Brigandine. Nous aurons l’occasion d’en parler dans une autre publication…
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59- Wes Craven, quelle horreur ? (2016) d’Emmanuel Levaufre (Capricci, 2016)


Un court essai sur le cinéaste dont j’ai parlé ici.
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60- Marcello Mastroianni, le latin lover au miroir déformant de sa filmographie (2016) de Claire Micallef (La Septième obsession, 2016) 


Il faut un certain aplomb pour oser aborder une figure aussi mythique que celle de Marcello Mastroianni, d’autant plus qu’un docte critique comme Jean Gili lui consacre également un ouvrage en ce moment. Mais cet aplomb Claire Micallef, une des plus jolies plumes de La Septième obsession, cette nouvelle revue de cinéma qui se lance désormais dans l’édition, l’a. Il ne s’agit pas, bien entendu, d’une biographie exhaustive mais d’un essai autour de la figure du « latin lover » qu’incarna avec panache le grand Marcello. Tout débute finalement avec La Dolce vita et la manière dont Fellini fige à tout jamais l’image du comédien comme le plus grand séducteur de l’époque. A partir de cette image archétypale, la force de Mastroianni et des cinéastes qui l’engagèrent va être de remettre en question cette vision iconique et de l’égratigner. Dès lors, le comédien va s’appuyer sur son image de tombeur de ces dames pour la saper par l’autodérision ou une certaine angoisse existentielle (son rôle dans La Nuit d’Antonioni). Mastroianni, au cours des années 60 et 70 va incarner mieux que quiconque une certaine crise de la « masculinité » : impuissance créatrice (8 ½) ou physiologique (Le Bel Antonio), fatuité jusqu’aux étranges fables de Ferreri (Break up) et Demy (L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune) où il se « féminise » au point de pouvoir enfanter !
Claire Micallef choisit cet axe de réflexion, s’y tient et nous propose des analyses limpides et pertinentes en s’appuyant sur les films phares de l’abondante œuvre de l’acteur. Superbement illustré par ailleurs, le résultat est une très belle réussite !
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61- Les Visages pâles (2016) de Solange Bied-Charreton (Stock, 2016)


S’il fallait résumer le livre en une phrase, nous pourrions dire qu’il s’agit de la lente décomposition d’une famille qui implose après la disparition du grand-père paternel. D’un côté, il y a trois enfants de notre temps aux trajectoires obliques (entre le petit dernier qui adhère sans la moindre hésitation à la « Manif pour tous » et l’ainée qui a monté sa boite et en succombant aux injonctions du libéralisme économique décomplexé) et des parents divorcés qui, eux aussi, présentent des caractères résolument antagonistes. Jean-Michel, le père, est l’héritier d’un puissant empire industriel qu’il a liquidé comme il cherche désormais à liquider ses souvenirs en vendant la demeure familiale. Quant à son ex-femme, héritière d’une certaine aristocratie en pleine déliquescence, elle symbolise une certaine idée de la France catholique d’antan.
Par son ampleur et sa manière de brosser un tableau de la société française et de ses blessures, de ses contradictions, Les Visages pâles semble venir d’un autre siècle, celui des Flaubert et Maupassant dont la jeune écrivain Solange Bied-Charreton se réclame. L’écueil auquel elle aurait pu facilement se heurter, c’est le typage lourdingue de chaque personnage chargé de « représenter » un aspect de la société française : la jeune graphiste happée par le vide abyssal de son expérience de la « modernité » et ses concepts creux, le post-ado réac à chèche qui milite avec les petits-bourgeois étriqués pour le retour à la chrétienté et à l’ordre moral, le père de famille désabusé, ayant adhéré aux lois du capitalisme… Pourtant, tout ce qu’il pourrait y avoir de caricatural dans cette présentation des personnages s’estompe rapidement grâce à l’élégance du style et l’habileté de l’auteur qui trouve la distance juste, entre satire mordante et une certaine empathie pour tout le monde. Avec la verve d’un Philippe Muray, Solange Bied-Charreton raille les travers de la modernité, d’une existence réduite à des slogans publicitaires et à la laideur généralisée. Mais de l’autre, elle ne cède pas à la tentation du repli réactionnaire et des gémissements des grenouilles de bénitiers. Elle montre avec force la perte de racines de cette bourgeoisie qui a troqué les livres d’histoire de Bainville contre les « œuvres » de Thierry Ardisson, qui s’est ralliée aux préceptes du capitalisme (y compris l’hédonisme post-soixante-huitard) et qui cherche également à se redonner des airs « révolutionnaires » par le biais de l’opposition au projet de loi Taubira.
Le trait est précis, l’analyse fine et l’on finit par s’attacher à tous ces personnages pourtant bien « pâles » et un brin ridicules. Toutes les ambiguïtés idéologiques qui empoisonnent aujourd’hui le débat public sont passées au scalpel : les aspirations libertaires de Mai 68 rattrapées par le libéralisme économique, le passé fantasmé d’une France éternelle (l’arrière-grand père qui aurait manifesté en février 1934 aux côtés des camelots du roi) qu’une aristocratie déliquescente cherche à arborer pour contrer la mondialisation, la « gauche » coupée de sa base populaire, la colère du peuple contre les élites…
Tout cela dans une fresque romanesque enlevée et vivante. Un grand roman d’aujourd’hui, donc.
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62- La Main du spectre (1974) de Gabriel Jean (Fleuve noir, Angoisse, 1974)


Un roman dont je parlerai, là encore, dans un autre projet. 
 
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63- Liberté, égalité, sexualité (2016) de Marc Lemonier (Editions de la Musardine, 2016)


A fait l’objet de ma dernière note ici.
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64- A corps et à crime (1980), Jimmy Garcia, (Editions du Bébé Noir, 1980) 


Jimmy Garcia fait partie des auteurs les plus mystérieux des collections Bébé noir et Brigandine. Vous en saurez (un peu mais pas beaucoup) plus en lisant l’ouvrage que votre serviteur consacre au sujet pour les éditions Artus. Mais pour l’heure, autant dire d’emblée qu’il s’agit d’un des meilleurs titres de la première version de cette collection. Pourtant, l’intrigue est classique avec son privé alcoolique et désabusé entrainé bien malgré lui dans une sombre histoire de trafic de drogue et de chantage.
Mais la verve anarchisante, les formules à l’emporte-pièce, les jeux de mots douteux (« De son côté, elle s'activait sur mon engin avec assez de frénésie, essayant de me faire comprendre combien elle appréciait mes ressources linguistiques. En quelque sorte, elle avait trouvé Saussure à son pied. ») et une sorte de dégoût existentiel finissent par emporter l’adhésion du lecteur qui ne s’ennuie pas une seconde. Dans le genre, c’est une parfaite réussite.
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65- Ernest (2016) de Christophe Bier (Editions Littérature mineure, 2016)


Une courte (trop courte ?) nouvelle sur un « podophile », à savoir un fétichiste du pied. On n’en dira pas plus pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs mais sachez qu’on y retrouve toutes les obsessions de l’excellent Christophe Bier : l’évocation nostalgique des romans pornographiques « de gare », le goût du travestissement, la mise en scène de l’érotisme et une conclusion sublime : «Elle a fait du jeu son mode de vie sans compromis ». Le tout chez une petite éditrice de beaux livres qui raviront les bibliophiles.
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66- Berry story d’A.D.G. (1973) (Gallimard, Série Noire n°1586, 1973) 


Berry story est la suite de La Nuit des grands chiens malades, un livre dont la célébrité vient du fait qu’il a été porté à l’écran par Georges Lautner sous le titre Quelques messieurs trop tranquilles. Cette fois, nos vieux villageois berrichons ne sont pas confrontés à des « hippizes » mais à l’implantation d’un orphelinat (!) pour jeunes femmes entre 18 et 20 ans, tenu par Mââme Bibiche. Entre trafic de fausse monnaie et traite des blanches, nos sympathiques bouseux vont être embarqués dans une nouvelle histoire rocambolesque. Il faut, au départ, s’accrocher pour entrer dans le livre puisque A.D.G. nous concocte sa série noire à la sauce hussarde en employant une langue vernaculaire, un faux style parlé (car le livre est très bien écrit) truffé d’argot et de gallicisme (le « ouiskie »). Et puis on s’habitue à ce langage ô combien imagé, entre le bon polar d’antan et la musicalité du style de Céline (un serpent s’appelle d’ailleurs Rigodon) et on se prend à rire de bon cœur en découvrant cette farce « hénaurme » et rabelaisienne (avec une « faquire » qui distribue les bourre-pif et un cadavre découvert au milieu des rillettes du charcutier). Classé à l’extrême-droite, on sait qu’A.D.G. traine derrière lui une réputation sulfureuse. Pourtant, c’est plutôt un certain anarchisme de droite qui se dégage de ses romans : des personnages populaires hauts-en-couleurs, des situations abracadabrantes, un sens du burlesque, de l’humour noir et du cynisme qui finissent par emporter l’adhésion du lecteur.  

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vendredi, novembre 25, 2016

Révolution sexuelle



Liberté, égalité, sexualité : révolutions sexuelles en France 1954-1986 (2016) de Marc Lemonier (La Musardine, 2016)

Le sous-titre de l’ouvrage est à la fois explicite et trompeur. En effet, Marc Lemonier n’entend pas ici faire une thèse de sociologie ni analyser en profondeur le phénomène que l’on a appelé « révolution sexuelle », cette formidable évolution des mœurs qui va, peu à peu, donner un nouveau visage à une société française jusque-là très corsetée et arc-boutée sur des traditions obsolètes. Néanmoins, l’auteur propose de balayer de manière ludique, sous la forme d’une éphéméride bariolée, les grandes étapes de cette « révolution sexuelle » en abordant aussi bien les grands faits politiques (la légalisation de la pilule, de l’IVG…), sociaux (l’émergence du féminisme, des militants de la cause homosexuelle…) ou artistiques.
Ce va-et-vient entre la grande Histoire et les événements plus anecdotiques, entre les faits les plus connus (la séance houleuse à l’Assemblée Nationale lorsque Simone Veil propose de dépénaliser l’avortement) et les petits détails plus pointus (les chapitres réjouissants consacrés à la littérature de gare érotique ou à Fascination, la sublime revue de Jean-Pierre Bouyxou) rend la lecture de ce bel ouvrage richement illustré très agréable.
Lemonier fait remonter le début de cette révolution sexuelle au milieu des années 50, lorsque Jean-Jacques Pauvert publie le roman de Pauline Réage Histoire d’O et la fait se terminer avec l’apparition au milieu des années 80 du Minitel rose. Pour ma part, j’aurais volontiers arrêté cette histoire en 1976, lorsqu’est votée la loi sur les films X dans la mesure où il me semble que ladite loi est parfaitement caractéristique de ce que nous vivons actuellement : le sexe est partout, à la portée de tous en deux clics mais totalement rattrapé (ou presque) par la logique du commerce et de la réification.
La dimension libertaire et cette volonté pour les individus de s’émanciper sont des traits marquants de la révolution sexuelle telle qu’on a pu la définir durant les années 60 avec, comme point culminant, l’explosion libidinale de Mai 68. Aujourd’hui, le sexe est devenu un produit de consommation comme les autres et si Lemonier a raison de souligner qu’il reste important de se battre contre d’éventuels retours en arrière, il montre avec justesse que la sexualité n’a jamais été aussi libre qu’aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire.
Pour comprendre les raisons de cette « victoire », l’auteur se penche sur les riches heures de ce combat : les manifestations de femmes ou de prostituées, les triomphes du Dernier Tango à Paris ou d’Emmanuelle, le rôle de certaines revues (Actuel ou Gai-pied) et de certains penseurs, de W.Reich à Foucault.
Certains pourront peut-être reprocher à l’auteur de ne pas suffisamment développer et de rester un peu trop factuel (certaines réflexions sur les « dérives » de cette révolution sexuelle, notamment la tentation pédophile dans les années 70, sont néanmoins fort intéressantes) mais c’est ce foisonnement et cette forme qui rendent le tableau vivant et colorée.
Pour les nostalgiques de ces années un peu folles, le livre est une sorte de bonbon acidulé qu’on savoure avec un grand plaisir…

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